Mali, Feb. 4 -- Mémoire africaine et intelligence artificielle: préserver le sens avant les données
Une phrase devenue slogan doit être réentendue. Elle a été répétée au point d’émousser son tranchant, alors qu’elle interpelle notre responsabilité présente. Il est demandé, sobrement, ce que nous faisons de la mémoire qui disparaît sous nos yeux.
Une mémoire vivante a été portée par la parole. Elle a reposé sur l’écoute, la relation et la nuance des silences. Elle a circulé dans des langues, des gestes et des rituels, où la vérité a été située et partagée.
Une architecture du savoir a été pensée autrement. L’oralité n’a pas été un manque, mais une forme exigeante de validation. Elle a impliqué la communauté, engagé la personne qui parle...
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