Chad, Janvier 28 -- Dans plusieurs villes et villages du pays, une scène devenue presque banale choque pourtant par sa portée symbolique : des enfants assistent à la remise de dot de leur propre mère. Loin d’être une injure ou une atteinte à la dignité des familles, cette réalité traduit un malaise social profond. Elle concerne particulièrement la génération née de l’an 2000 à nos jours, prise au piège entre traditions, précarité économique et bouleversements des normes sociales. Quand la précarité bouleverse l’ordre traditionnel, la dot précède le mariage et fonde la légitimité de l’union aux yeux de la famille, de la communauté et des coutumes. Aujourd’hui, cette chronologie est souvent inversée. Il faut avoir le courage de le dire : ce...