Chad, Janvier 27 -- Il fut un temps où dire « mon fils est venu à N’Djamena » sonnait comme une victoire. C’était l’annonce d’un avenir en construction, d’un jeune parti chercher le travail, le savoir et la dignité dans la capitale. Aujourd’hui, cette expression est défigurée. Elle ne fait plus rêver, elle inquiète. Pire, elle provoque parfois le mépris. Car la réalité est brutale : trop de jeunes venus à N’Djamena à la recherche d’un emploi décent ont abandonné toute boussole morale. Oisiveté, alcool, débauche, dépendance chronique aux autres… La capitale est devenue, pour certains, un refuge pour la facilité plutôt qu’un champ de bataille pour la dignité. Une dérive des comportements Au lieu de s’accrocher à la dignité et au courage qui...