Chad, Janvier 24 -- Le corps est quasi systématiquement transféré vers le village d’origine pour y être enterré. Ce qui est souvent présenté comme un respect des traditions est, en réalité, devenu un phénomène social pesant, coûteux et parfois absurde, où la mort sert de vitrine à la réussite matérielle des vivants.
Contrairement au discours dominant, l’enterrement au village n’a jamais été une obligation culturelle universelle au Tchad. Dans de nombreuses communautés, les anciens étaient inhumés là où ils rendaient l’âme, sans transport excessif ni cérémonial démesuré. La sacralisation actuelle du village comme seul lieu légitime d’enterrement est une construction récente, nourrie par l’urbanisation, l’exode rural et la nostalgie idéali...
Click here to read full article from source
To read the full article or to get the complete feed from this publication, please
Contact Us.